L’œuvre principale reste celle voulue par Saint Vincent : les missions populaires, avec le souci de former les laïcs ; cela se fait d’une part par des temps forts de courte durée (trois à cinq semaines), et d’autre part par une imprégnation longue (6 à 10 ans), sur l’ensemble d’un secteur.

Paroisses et pèlerinages existent aussi, dans le même esprit d’accueil et de formation. Citons le pèlerinage à Notre-Dame de la Médaille Miraculeuse, au 140 rue du Bac, chez les Filles de la Charité, animé par les Missionnaires et les Sœurs.

La participation à la formation des laïcs et du clergé : présents par trois confrères dans les Grands Séminaires et à l’Institut Catholique de Paris, nous participons aussi à diverses instances de formation des laïcs, dans le cadre des diocèses ou des Mouvements, par exemple, les Équipes Saint Vincent (anciennes Confréries de la Charité), la Société de Saint Vincent de Paul, la Jeunesse Mariale. Ces Mouvements sont autonomes, les Lazaristes y sont conseillers spirituels.

Plusieurs Confrères sont au service des exclus ou des oubliés de la société : prisonniers, gitans, réfugiés, handicapés.

Enfin, nous avons signalé les Missions en terres lointaines.

Depuis Vincent de Paul et jusqu’au XVIIIème siècle, la Congrégation de la Mission connaît un développement ininterrompu. Les Lazaristes, 25 en 1632, seront 770 à la Révolution, en France, en 1792 (508 prêtres et 262 frères), et 220 séminaristes se préparaient à devenir missionnaires. En 1792, tous sont dispersés par le décret de la Convention sur la suppression des Ordres religieux. 24 seront massacrés ou mourront sur les pontons.

La Congrégation est rétablie par Napoléon en 1804, et 70 Confrères ses rassemblent. A nouveau supprimée en 1809, elle sera rétablie par la Restauration en 1816. Les vocations augmentent régulièrement pendant tout le XIXème siècle, ce qui permet d’ouvrir bien des maisons en France, pour les missions paroissiales, les Grands Séminaires, la formation des Lazaristes, en même temps que de relancer les Missions en Asie, surtout en Chine, au Moyen-Orient, en Amérique du Sud. Au XXème siècle, la séparation de l’Église et de l’État, en France, provoqua un coup d’arrêt, la Congrégation n’obtenant d’être reconnue qu’au titre de la représentation française à l’étranger. Mais la Congrégation resta vivante dans le monde entier. En France, l’après-guerre a vu les Lazaristes lancer dans les banlieues ouvrières les « missions sous la tente », autour du Père Édouard Rocher. Puis une mission lazariste a été ouverte au Cameroun